Trichomonose chez les bovins : quand la suspecter et quelle conduite à tenir ?
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Résumé
La trichomonose bovine est une maladie vénérienne due au protozoaire flagellé Tritrichomonas fœtus. Devenue rare en France avec le développement de l’insémination artificielle et le contrôle sanitaire des reproducteurs, elle est considérée comme une affection du passé. Elle demeure néanmoins une cause possible d’infertilité collective dans les élevages recourant à la monte naturelle. Les taureaux constituent le principal réservoir épidémiologique en raison d’un portage asymptomatique souvent chronique au niveau préputial, alors que l’infection est généralement transitoire chez les femelles. Les manifestations cliniques sont peu spécifiques et associent principalement des retours en chaleurs répétés, une baisse du taux de gestation et un étalement de la période de vêlage. Chez le taureau, le diagnostic repose sur la détection du parasite par PCR ou culture sur des lavages préputiaux répétés. En l’absence de traitement curatif autorisé, la maîtrise repose essentiellement sur des mesures sanitaires (réforme des porteurs, contrôle des introductions, recours à l’insémination artificielle). Cet article rappelle les éléments justifiant la suspicion de trichomonose bovine et décrit la démarche diagnostique et la conduite à tenir à partir d’un cas clinique d’élevage allaitant présentant une dégradation marquée des performances de reproduction.
