Chaleurs discrètes chez la vache laitière : fréquence, facteurs associés et impact sur la reproduction Cas concret de la ferme de Derval
Auteurs
Résumé
La détection des chaleurs conditionne le succès de l’IA, mais certaines ovulations n’expriment aucun signe (chaleurs discrètes/ silencieuses). Dans un troupeau Prim’Holstein suivi à Derval (2020-2024), les ovulations ont été repérées par dosage de progestérone (tous les 3 jours) puis comparées aux colliers activimètres et à l’observation. Sur 351 ovulations (2020- 2022), l’observation en détecte 48%, l’activimètre 73% et l’association des deux 87%. Sur 127 lactations (2021-2024), seules 32% n’avaient aucune ovulation silencieuse et 25% des 558 ovulations enregistrées étaient silencieuses. Ces ovulations étaient plus fréquentes aux premiers rangs d’ovulation, avec une forte production laitière et sous stress thermique (THI). Sur 206 IA calées sur la progestérone, les IA sur ovulations silencieuses échouent davantage. Elles peuvent retarder la mise à la reproduction d’un à deux cycles, d’où la nécessité d’adapter les pratiques de détection et de conduite.
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JNGTV 2012 Page 933
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