Recrutement des leucocytes dans la mamelle infectée par le système immunitaire inné : différences en fonction du pathogène et modulation par le système immunitaire adaptatif.
Auteurs
Résumé
L’inflammation qui accompagne les infections mammaires est essentiellement une inflammation neutrophilique, caractérisée par le recrutement majoritaire de polynucléaires neutrophiles. Les principales cellules sentinelles qui détectent les bactéries dans la glande mammaire sont les cellules épithéliales mammaires (CEM). Les CEM, qui sont équipées de plusieurs récepteurs qui reconnaissent des motifs bactériens partagés et conservés, sécrètent des cytokines et des chimiokines qui déclenchent l’inflammation. En particulier, elles sont capables de produire des quantités notables de chimiokines qui attirent les neutrophiles. En collaboration avec des leucocytes résidents dans le parenchyme et mobilisés par l’inflammation, les CEM participent à l’entretien de la réaction inflammatoire et à sa résolution lorsque l’infection est éliminée. Les agonistes bactériens, qui diffèrent selon les pathogènes, sont reconnus par des détecteurs distincts qui eux-mêmes déclenchent des réactions en partie différentes, ce qui contribue aux différences de réactions inflammatoires. Ces réponses inflammatoires, qui sont régies par le système immunitaire inné, sont modulées par le système immunitaire adaptatif, qui est lui-même sous l’influence des interactions avec les pathogènes et les cellules de l’immunité innée. Une meilleure connaissance de ces interactions pourrait offrir des possibilités de manipulation par vaccination ou immunomodulation, voire par sélection génétique.
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